Le transept

Qu’est-ce que le transept d’une église ?

Donnant à l’église la forme d’une croix, symbole de la Passion du Christ, le transept est une nef transversale dont les bras sont assimilés aux parties de la croix où reposaient les bras du Christ. Il permettait aussi d’accroître la lumière dans l’édifice en y perçant fenêtres et portes sans fragiliser la structure principale et d’améliorer la circulation des pèlerins et des fidèles.


Le transept de la cathédrale

“Cathédrale en travers de la cathédrale”, le transept est plus long que la nef romane - 67 mètres contre 48 - et se termine de part et d’autre en hémicycle. Il prolonge l’espace de la nef mais est recouvert de voûtes gothiques.


Le transept se compose de trois parties :


• Le croisillon nord dont l’entrée porte le nom d’un aveugle, Mantilius, guéri par saint Eleuthère;


• La croisée surmontée de la tour-lanterne, soutenue par quatre énormes piliers et flanquée de quatre clochers réalisant l’extraordinaire disposition “en croix potencée”. Vers la nef, les tours Brunin et de la Treille ont des baies supérieures gothiques. La tour Brunin tirerait son nom du premier occupant de la prison du Chapitre à laquelle elle donne accès. La tour de la Treille évoquerait soit la préparation du vin qui se faisait à sa base, soit un long cierge enroulé sur un treuil allumé en l’honneur de Notre-Dame. Vers le choeur, les tours Saint-Jean et Marie, du nom du gros bourdon de la cathédrale appelé traditionellement Marie-Pontoise, sont purement romanes. Le centre de la croisée est occupé par le jubé, chef d’oeuvre Renaissance de Corneille de Vriendt, dit Floris, décoré de scènes bibliques couronnées des effigies de la Vierge, des saints Eleuthère et Piat, évangélisateurs de Tournai. Du haut de la tribune, l’évangile était chanté aux fidèles rassemblés dans la nef avant la prédication du prêtre.

• Le croisillon sud qui s’ouvre sur la porte du Capitole. Elle doit son nom à la proximité de la première maison communale de Tournai, dite “Capitole”. De la galerie qui surplombe la porte depuis le 16è siècle, le juge ecclésiastique, appelé “official“ assistait aux châtiments.


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